Madagascar

 
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Nous reprenons la route vers midi. Et quelle route : 23 kilomètres de piste complètement cabossée, défoncée, explosée quoi ! Direction Ambalavao avant l’arrêt à Fianarantsoa pour trouver le déjeuner : vache qui rit, pain (on se croirait en train de prendre le ptit déj) avec des brioches ressemblant à des bugnes (au goût).

Soulouf nous propose d’aller visiter le parc Anja, découvert en 1998 et dont l’inauguration à eu lieu hier. Il est tout petit et difficilement repérable puisqu’il se niche dans d’énormes pierres rondes, monstrueuses. Là, nous partons avec 4 ou 5 guides du quoi (des paysans du coin sans doute) : un parle un peu français et reste avec nous, les autres disparaissent bien vite pour aller chercher les lémuriens qui ont des anneaux autour de la queue. Très vite nous en trouvons. Ils sont magnifiques mais se déplacent vite. Heureusement, les guides ont la même technique que à Ranomafan, ils sifflent pour signaler la présence d’animaux, histoire de signaler à leurs collègue les bon tuyaux.


Nous somme les deux seuls touristes dans le parc. Faut dire qu’il n’est encore dans aucun guide. Merci Soulouf. Surtout qu’on a pas mal de chance : on voit un maki albinos, très rare paraît-il. Il a la queue toute blanche, et nos guides semblent fiers de pouvoir nous le montrer. On réussit à se rapprocher à seulement quelques mettre des makis et même des femelles qui ont un petit sur le dos. Ils ont l’air de nous observer autant que nous les observons. Grand moment.

Ici, c’est agréable. Malgré une grande pauvreté, les malgaches accueillent les vazaha (prononcé vaza) avec le sourire. Ils sont vraiment gentils, et ont toujours le sourire. Le pays est plutôt propre, plus que l’Indonésie par exemple, où les offrandes finissaient par faire un peu sale. Il y a plein d’espèces endémiques : 30 espèces de lémurien, dont la majorité n’existe que dans cette île, des caméléons dont la moitié ne vit qu’à Madagascar, et ne parlons même pas de la flore. Un vrai paradis pour les chercheurs et pour les visiteurs.

 
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