Madagascar

 
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Les malgaches ont une histoire mouvementée : colonisés en 1896 par les français (faisant suite aux anglais), l’insurrection manquée en 1947 (officiellement 90 000 malgaches tués, en réalité on ne sait toujours pas malgré les 50 ans réglementaires passés (révélation des archives). Fin de la colonisation vers 1962 et accord de collaboration avec la France jusqu’en 1972, en 1972 l ‘équivalent de notre mai 68, et on vire tout à fait les français, les américains, tout ce qui est capitaliste pour tomber dans le communiste jusqu’en 1991. Il fallait se lever tôt pour acheter un bout de savonnette (il paraît que c’était horrible).Puis le président est battu aux élections et ça change. En 1997 il revient mais est devenu capitaliste entre temps. Prochain épisode en 2001 ou 2002 aux prochaines élections.

Soulouf nous a raconté plein de fadhis. Par exemple, chaque fleuve appartient à une ethnie. On raconte que dans un fleuve infesté de caïmans, les gens du village de l’ethnie propriétaire peuvent s’y baigner sans problèmes, les autres se font attaquer s’ils n’ont pas l’autorisation donnée par l’ethnie.

Ils croient aux mort-vivants surtout dans le sud.

Vers le sud-ouest, la richesse des hommes est leur pirogue. Si quelqu’un la leur vole, les malgaches seraient capables, même sous un ciel bleu, de le faire foudroyer. S’il y a 6 personnes sur la pirogue, la foudre ne tombera que sur le voleur. Ca ne marche pas avec les blancs.

Soulouf croit que c’est une conviction : les blancs n’y croient pas (ne s’y soumettent pas) et donc ne sont pas touchés. Cependant, même Soulouf qui paraît plutôt cartésien, ne sait pas trop comment prendre ces croyances. Il est catholique, mais il se pose des questions. Il a été professeur d’espagnol mais adore voyager, découvrir la façon de vivre des gens alors il a choisit d’être guide, surtout pour les espagnols et les italiens. Il aime l’ethnologie.

Ici c’est «mora-mora» (moura-moura). On devait dîner vers 6H30, il était alors 6H. A 7H15, on nous a amené les assiettes … vides et les couverts tout en nous précisant que le repas ne serait servi que plus tard. Il est presque 8H moins 20 et …toujours rien ! Ah si ! L’eau ! ! !

A 7H45, une succulente soupe aux légumes parsemée de ciboulette nous arrive.

La ville mine d'or
Un baobab sur la route

 

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