Monde 2001  
Carnet de voyage : Chili - Santiago les colines
       
     
Itinéraire - la carte
 

Lundi 6 août

Santiago est dominée par 2 colines. Santa Lucia dans le centre ville et San Cristobal à un kilomètre. Nous commençons par Santa Lucia. Comme on n’a pas trouvé l’ascenseur, c’est à la force de nos jambes qu’on se retrouve au sommet. Ca fait transpirer, surtout qu’il fait entre 15 et 20 degrés aujourd’hui. Les flancs de la coline sont bien arrangés, en jardins et fontaines, des escaliers allant des uns aux autres. De là, on domine une partie de la ville, ce qui nous permet de voir quelques buildings mais aussi quelques beaux monuments anciens aux formes rondes et l’église San Francisco (plus jolie dedans que dehors). Mais c’est de là surtout qu’on s’est aperçu que Santiago est entourée de montagnes ou presque. De belles cîmes enneigées se dressent à 53 km de la ville, hautes de 2500m. Elles font partie de la Cordillère des Andes. Le soir, elles se teintent de rose. Magique. Y’a pas à dire, la mer c’est génial mais la montagne ça en impose.

Et puis, on s’est baladé. Il y a plein de quartiers différents: commerçants (plaza de armas), résidenciels au pied de San Cristobal, restos et bouquinistes, styles divers, jardins partout, cours d’eau (Rio Mapocho vif). Une belle ville.

Mardi 7 août

Lionel a mal à la gorge, Il refait le coup de Kathmandou, suée la nuit au point que j’ai cru à une inondation. Mais bon, ce matin la fièvre est tombée. C’est parti pour San Cristobal. C’est une coline culminant à 860 mètres d’altitude. On monte en funiculaire, c’est moins fatiguant. Il y a des fous qui montent en VTT et même en courant. En haut, une énorme statue blanche de la Vierge de l’immaculée conception (c’est sûrement pour ça qu’elle est blanche, quel fin esprit de déduction). Superbe vue sur Santiago et les montagnes enneigées qui brillent sous le soleil. On aperçoit au loin le quartier des grands immeubles modernes multitailles, multiformes et multicolores. On se croirait à Chicago.

On descend à pied à travers le parc, accompagnés par les petits oiseaux (ce n’est pas une image, ils sont minuscules). Super agréable, ça sent bon les pins, mimosas (grands arbres en fleurs) et le printemps. Pourtant c’est bien l’hiver, ça se voit aux montagnes qui nous entourent et à la goutte au nez du Chtit Lolo!

Mercredi 8 août

On aurait du partir, mais comme on aime Santiago, on va rester jusqu’à vendredi pour flâner. On en profite pour faire quelques courses, pour s’équiper contre le grand froid: polaires, pantalons, bonnets, gants, aspirine, pastilles pour la gorge.

Ici, on a retrouvé un régime alimentaire carné: poulet rôti, cochon de lait (miam!) avec frites, purée ou salade. Il y a aussi de superbes fruits de mer et poissons. Curieusement il n’y a pas de chili con carne... (hi hi hi)

N’oublions pas que le Chili, c’est un peu comme une grande côte de 4300 km de long, avec le désert de l’Atacama au nord (il se dit que dans certaines régions, des humains n’ont jamais vu la pluie!) et les glaciers de la Patagonie au sud. Sans compter la partie antarctique du pôle sud qui n’est qu’à 1000 km de la Patagonie… Et en plus, la Cordillère des Andes borde tout le pays sur l’Est. Ca donne un pays super diversifié et pareil pour la nourriture. Elevages extensifs dans le sud (moutons, bovins) et fruits exotiques et légumes dans le nord. Et aussi plein de patates et de poulets vu qu’on en mange tout le temps. D’ailleurs, à midi, on a mangé au marché, le Mercado Central, congre grillé et “paila marina”, des fruits de mer dans une soupe avec en particulier des moules géantes (10 à 15 cm), des normales, des coques, du crabe, des poissons et divers coquillages. Le tout arrosé d’un bon petit vin blanc. Et oui, c’est ça aussi le Chili!

Jeudi 9 août

Je crois qu’il n’y a pas de bidonvilles à Santiago. Pourtant c’est un pays qui a un passé plutôt tourmenté... Il y a des pauvres, mais sans doute pas plus qu’à Paris et très peu font la manche. A la place, ils chantent. On a vu des familles entières pousser la chansonnette, des adultes, des jeunes, un papi avec une toute petite guitare, une mamie avec une guitare de taille normale... Et ce n’est pas désagréable, ces rythmes latinos, du coup, cela attire les gens et beaucoup donnent. Tous pour ainsi dire.

Suite du voyage : Villarica

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